Coups de Coeur

Ma bible

 

Elle est à un endroit où elle ne devrait pas être. 

Qui ? la chaussette sale. Où? A côté du panier à linge. Et autour de ce symbole (fort) de la chaussette sale laissée négligemment hors de son habitacle Titiou Lecoq signe un essai, qui, au delà de la répartition des tâches ménagères, retrace le triste historique de la condition féminine en la matière et nous explique aussi bien ce que la société à mis en place, que ce qui pousse les femmes à rester dans ce schéma.

 

Car, il faut le savoir, toute femme est en réalité une chef. Simplement elle ne l'est pas au travail non, plafond de verre oblige, elle l'est à la maison. Parce que même si monsieur met la main à la pâte, il ne reste qu'un exécutant au fonctionnement mis en place par madame (la fameuse charge mentale) dans son royaume de ménagère : les horaires des sorties d'école, de sport, la liste de course, les lessives à faire, ce qu'il y a dans le frigo, les rdv déjà fixés chez le pédiatre car monsieur ne peut pas penser à tout. Non. Au travail monsieur travail. Seule la maman pense encore à l'organisation de son foyer même au boulot. Le pouvoir? elle l'a déjà au domicile, pourquoi en vouloir un autre dans son milieu professionnel? Laissons cela aux hommes qui ont le temps et la capacité de l'exercer!

 

“La plupart des hommes se retrouvent face à un terrible obstacle qui les empêche de s’approprier le balai à chiottes, une espèce de ‘sol de verre’.”

 

La fin de l'essai spécifiant qu'absolument rien ne justifie un tel sacrifice de la femme fait un bien fou. Personne n'a le droit de critiquer une femme pour ce qu'elle dit, ce qu'elle fait, ce qu'elle veut, ce qu'elle devrait faire, et c'est pire quand le société la critique sur son rôle de mère! Il faudrait être parfaite son prétexte que comparé à avant on a plus de droits? Mais il n'y a rien de PIRE que la perfection !!! et la perfection pour qui? pour ceux qui attendent que leur femme leur servent le déjeuner ou pire par ces femmes elles mêmes qui voient dans la servitude vis à vis de leur mari une preuve d'amour et un devoir féminin? 

A nous d'inculquer à nos fils (car c'est par eux que le changement se fera), qu'un homme n'aide pas sa femme, il participe aux tâches comme n'importe quel membre d'une famille qui vit sous le même toit. Ça paraît simple comme ça et tout à fait juste chacun devra faire des efforts (l'exemplarité des pères est primordiale) et lâcher son pseudo royaume (les mères et LEUR organisation). 

 

A MÉDITER (et digérer pour certains machos)

 

Jeanne R.

 


Le roman qui va réchauffer vos froides soirées d'automne!

 

Quel plaisir de retrouver les Fresnais et les Lefèvre, rencontrés dans le premier tome de Julie de Lestrange, lu cet été et que j'avais adoré!! (par ici pour relire la chronique de "hier encore c'était l'été")

Cette fois les personnages sont des adultes qui jonglent entre vie privée et vie professionnel. 

Ainsi, Alexandre et Sophie tentent d'élever leurs deux enfants dans une ville qui ne correspond plus à leur idéal de vie et surtout avec un enfant atteint d'une forme d'asthme extrêmement dangereuse, donnant aux parents la sensation de toujours vivre avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. 

Marco lui, vit avec Pénélope mais son incapacité à s'engager sur du moyen et long terme pèse de plus en plus sur la jeune femme, le couple est au bord de la rupture. 

Et puis il est arrivé, cet énorme coup du sort qui va faire plonger les plus faibles, vaciller les plus solides mais qui touchera toute la bande et changera à jamais leur perception des choses et leur donnera le courage de tout remettre en question. 

Encore une fois Julie de Lestrange nous embarque dans cette bande dont on rêverait de faire partie. Avec exactement le même talent que pour le premier tome, le lecteur est littéralement embarqué dès les premières pages avec ce sentiment réconfortant de retrouver des amis proches. 

On attend, on espère, une suite à cette possible trilogie car la fin laisse à penser qu'une suite est largement envisageable!!

 

LE roman à lire dès sa sortie en octobre!!

 

Jeanne R. 


Du grand Angela Huth!

 

A passé 30 ans, Virginia Fly est une institutrice d'arts plastiques qui vit encore chez ses parents. Cela fait quelques années qu'elle entretient une correspondance épistolaire avec un américain répondant au nom de Charly. 

Au moment où charlie doit enfin venir lui rendre visite, Virginia participe à une émission de télé sur sa particularité (être encore vierge), la rendant très intéressante aux yeux de certaines personnes...

Mais la réalité est beaucoup plus terne que les espérances de Virginia. Ses nouvelles relations avec les hommes vont de déceptions en déceptions avec des scènes aussi gênantes que comiques. 

" Virginia ferma les yeux. Mon Dieu, faites qu'il enlève ses chaussettes, supplia-t-elle. Les yeux toujours fermés, elle ôta son collant et sa culotte. Elle entendit le rire de Charlie. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu fais comme les enfants : tu fermes les yeux et tu t'imagines que les autres ne peuvent pas te voir... Virginia ouvrit les yeux. Charlie se léchait les lèvres et reniflait. Des soubresauts agitaient son slip... Bon, allez, on s'y met." 

Avec une écriture subtilement ironique, Angela Huth nous embarque dans les vies tristement banales de ses personnages avec un intérêt qu'elle est seul à pouvoir susciter.

Ecrit en 1972, et publié seulement en 2017 en France, ce roman est absolument incroyable de modernité!

 

On est complètement fan de cette auteure!

 

Jeanne R.


Vive les mamies!

 

Au fil des saisons, Jeanne, une vieille dame de 90 ans qui vit à la campagne dans l'Allier, pose dans son journal ses pensées au quotidien. 

Entre les parties de scrabble, le thé ou les repas chez ses amies, ses voisins Fernand et Marcelle (toujours à la recherche d'un morceau de sucre), les messes et les enfants qui débarquent aux fêtes, Jeanne n'a pas le temps de s'ennuyer.

 Les souvenirs avec René, son mari décédé, sont également très présents dans cette grande maison qui a, à l'époque, abritait toute leur famille. Jeanne mène une vie contemplative dans sa campagne chérie qui lui permet d'admirer le bourgeonnement des arbres, l'éclosion de ses fleurs, les légumes de son potager.. Elle ne vit absolument pas dans l'angoisse dan la mort mais d'une manière extrêmement apaisée avec une pointe d'ironie sur la vie de ses enfants et petits enfants. 

On accompagne avec plaisir cette mamie dans son quotidien, on rit de sa naïveté face aux nouvelles technologies que son fils tente en vain de lui expliquer, on tique sur les nombreux agacements de sa fille qui refuse de voir sa mère vieillir, on sourit en lisant les réflexions de Jeanne sur le chien, les petits enfant etc... L'attachement à cette grand-mère se fait véritablement dès les premières pages du roman.

 

Un roman sur la vie, sur le temps qui passe. Un roman drôle, apaisant, d'une tendresse incroyable. 

 

Jeanne R.


Une amitié féminine éternelle.

 

Dans cet excellent roman, Diane Ducret nous parle d'un fait historique totalement méconnu : le camps de Gurs, dans les Pyrénées-Atlantiques,qui, durant la seconde Guerre Mondiale, emprisonnait les femmes allemandes qui s'opposaient eu régime nazi et vivaient sur le territoire français. L'histoire se passe en 1940, avant Vichy.

D.Ducret y raconte l'amitié entre Eva et Lise, l'une juive, l'autre aryenne qui vont lier une amitié indestructible durant leur captivité. 

Ses femmes, appelées "les indésirables", vont devoir subir la famine, le froid, les maladies, les viols bien sûr, utilisés comme des armes par les hommes en tout temps. 

Pour supporter ses privations et pour que l'espoir ne meurent jamais elles décident toutes de monter un cabaret et de rester debout, désirables, à l'inverse de leur surnom.

Eva est sans nouvelle de Louis son amoureux communiste, celui pour lequel elle s'accroche. Elle lui écrit, sans pouvoir lui envoyer ses lettres mais c'est le seul moyen d'y déverser ce qu'elle subit, ce qu'elle ressent. Lise elle, n'a jamais connu l'amour mais ça ne saurait tarder car une partie du camps a pour prisonniers des hommes espagnols, plus précisément des républicains espagnols dont Ernesto fait parti.

Petit à petit ce camps d'enfermement va devenir un camps de concentration, dès lors qu'il sera pris en charge par les nazis. La mort est de plus en plus présente. Les maladies aussi. Mais dans ce malheur, on vit, on espère. Eva et Lise resteront liées à jamais. 

«Nous avons ri, nous avons chanté, nous avons aimé. Nous avons lutté, mon amie, c’était une belle lutte. Je me suis sentie plus vivante à tes côtés que je ne le fus jamais.»

 

Diane Ducret décrit avec brio cette précieuse amitié et l'espoir qui ne quittera jamais ce camps créé par les français avant même le gouvernement de Vichy.

 

Jeanne R.


Le roman qui rend hommage aux livres et aux lecteurs

 

Juliette, une jeune femme à l'existence bien rangée, presque banale, prend tous les matins la ligne 6 du métro. Dans ce dernier elle a ses habitudes: scruter les usagers qui lisent durant leur trajet. Trois voyageurs qui empruntent la même ligne qu'elle aux mêmes heures l'intriguent particulièrement. Il y a d'abord celui qui lit toujours le même livre sur la nature, celle qui ne lit que des livres de cuisine et enfin la jeune femme qui lit des romans d'amour et qui sanglote irrémédiablement à la page 247 de chaque livre. 

Et puis un jour tout change. Ce jour là, poussée par son instinct, Juliette descend deux arrêts plus tôt et traverse une ruelle pour rejoindre son travail. Mais sa vie va basculer en rencontrant Soliman. Qui est Soliman? un passeur de livre bien évidemment!! 

La vie de Juliette va basculer car un coup du sort va lui donner la responsabilité de la tanière de Soliman et de ce qu'elle comporte : des livres. 

 

"- Le passeur de livres sera responsable de la transmission de tous ces livres. (...) Il ne les lâchera pas dans la nature ou dans un train. Il ne s'en remettra pas au hasard, si vous préférez, pour qu'ils trouvent leurs lecteurs. 

- Mais comment... 

- Il devra leur choisir un lecteur. Ou une lectrice. Quelqu'un qu'il aura observé, voire suivi, jusqu'à acquérir l'intuition du livre dont cette personne a besoin. Ne vous y trompez pas, c'est un véritable travail. On n'attribue pas un livre par défi, par caprice, par volonté de bouleverser ou de provoquer sauf sans raison. Mes meilleurs passeurs sont doués d'une grande faculté d'empathie: ils sentent, au plus profond d'eux même, quelles frustrations, quelles rancœurs s'amassent au creux d'un corps que rien, en apparence, ne différencie d'un autre. "

 

Un roman sur les livres, pour les amoureux des livres et sur un métier qu'on rêverait de faire : passeur de livres!!

 

Jeanne R.


Une merveille !!!!! 

 

Anthony Peardew est un vieil écrivain qui habite dans une grande demeure victorienne. Il a pour seule compagnie Freddy le jardinier et surtout Laura, son assistante. Il décide de tout léguer à cette dernière e,t la veille de sa mort, de lui raconte son histoire. 

En 1974, Anthony attend sa fiancée Thérèse à un coin de rue. Mais elle n'arrivera jamais car elle est morte subitement quelques centaines de mètres plus loin. 

En rentrant chez lui, Anthony se rend compte qu'il a perdu la seule chose que Thérèse lui ait offert en lui faisant promettre de ne jamais s'en séparer : un médaillon avec l'image de la petite sainte Thérèse. Anéanti par la perte de cet objet, Anthony passe toutes ces années à récolter des objets perdus dans l'espoir de retrouver leur propriétaire et d'expier ainsi sa faute. Malheureusement, peu à l'aise avec les nouvelles technologies, aucun des objets n'avaient retrouvé sa famille et ils étaient tous stockés dans son bureau. 

Après sa mort, c'est Laura, qui, aidée de Freddy et de Sunchine, une jeune fille surprenante, va prendre le relais dans cette quête. 

Le roman est agrémenté de l'histoire des objets se trouvant dans le bureau d'Anthony ce qui permet, même pour un simple morceau de puzzle, de lui rendre son supplément d'âme à travers l'histoire de sa perte. Car c'est un roman de transmission, de mémoire, un roman humain. 

Le lecteur suivra également, un chapitre sur deux, l'histoire d'Eunice, l'assistante d'un éditeur de 1974 à nos jours. Pourquoi suivre particulièrement cette jeune femme? Tout simplement parce que c'est elle qui a trouvé le fameux médaillon de Thérèse! 

A travers des personnages touchants, des objets presque vivants, et d'incroyables concours de circonstance, ce roman est une merveille!!!

Un roman plein de tendresse, de douceur, un fellgood book incroyable.

 

A lire de toute urgence!

 

Jeanne R.  


Quelle merveille !!

 

Je suis dans le même état qu’après la lecture de Madeleine project !!

Quel bonheur, pour la féministe que je suis, de découvrir les femmes qui ont fait et qui font l’amérique !!

Cet ouvrage devrait être décliné dans absolument tous les pays ! Il est fascinant.

50 portraits de femmes dont, pour la plupart je ne connaissais même pas l’existence, dans une ordre chronologie et thématique à travers un ouvrage extrêmement bien illustré.

Il est également très appréciable de découvrir cet ouvrage par petites touches car sa lecture peut se faire en piochant par ci par là un portrait.

Un ouvrage qu’on peut où plutôt qu’on doit offrir à toutes ses amies féministes (ou pas d’ailleurs !)

 

 

Une petite pépite donc, aussi bien sur le fond que sur la forme, à conserver précieusement et à offrir !

 

Jeanne R.


Un roman lumineux

 

Entre 1949 et 1969, la vie de Katherine. Jeune chanteuse lyrique en amateur dans sa jeunesse, elle est à l’époque fiancée au gentil Georges et follement amoureuse de Tom, le tailleur de costumes.

Une issue tragique à ce triangle amoureux va ressurgir 20 ans plus tard, alors que Katherine et Georges sont devenus les heureux parents de 4 enfants. En 1969 Belfast gronde, Geroges en tant que pompier volontaire est appelé en urgence, laissant Katherine seule avec les enfants et ses vieux démons, symbolisées par le phoque au début du roman.

Son histoire personnelle, la mort de Tom, le secret qui ronge son couple, rejoint la grande histoire avec les actions anti-catholiques des habitants de Belfast et de leurs propres voisins, devenus hostiles à leur égard.

Un roman magnifiquement écrit, entre le réalisme du conflit et les moments privilégiés partagés avec sa fille qui laissent place à des moments poétiques et innocents.

 

Un récit en flash-back qui permet de mieux comprendre la vie de Katherine et Georges en connaissant leur passé. Le secret, la maladie, le conflit en ville vont, dans cette année de 1969, avoir des conséquences..

 

Très très beau 

 

Jeanne R.


La nuit, tout est possible 

 

Vous vous souvenez, les soirées où vous ne vouliez pas forcément aller, mais dans une période de dèche totale financière, de remise en question sur vos études ou votre boulot, vous vous êtes laissez tenté par l'alcool et l'ambiance de cette folle soirée?

Que ce joli masque de la vie vous a donné l'occasion, après plusieurs verres d'avoir l'impression que tout était possible, qu'il n'y a pas de problème, que des solutions, et qu'au pire vous régleriez vos problèmes demain?

Et bien ce roman c'est exactement cette soirée. Mais sans jamais s'arrêter. Car Laura et Tyler ne sont pas seulement colocataires dans un quartier de Manchester. Elles sont avant tout meilleures amies, de ces amitiés qui s'apparentent à une histoire d'amour. Véritables piliers de bistrot, les deux amis écument les bars et les soirées sans penser au lendemain. En tout cas pour Tyler, car Laura, elle, doit bientôt s'installer et se marier avec Jim, un pianiste on ne peut plus sérieux depuis qu'il a arrêté de boire pour sa carrière. 

Si de leurs nuits de débauches, d'alcool, de drogue et de sexe, les lendemains de fêtes se transforment en d'énormes gueules de bois qu'elles partagent avec le lecteur, ce roman pose les questions d'une génération paumée qui se rattache aussi bien à des addictions destructrices qu'à des valeurs aussi fondamentales que l'amitié.

Un roman politiquement incorrect, complètement décalé, qu'on adore ou qu'on déteste mais qui ne laisse pas insensible. A lire en buvant un thé detox, vous savez, celui des lendemains de cuite!

 

Jeanne R.


  On adore Moriarty!

 

Liane Moriarty est de retour après son best-seller "le secret du mari", qui était une totale réussite. 

Le roman s'ouvre sur la scène finale : la mort d'un des personnages. Mais lequel? Le lecteur ne l'apprendra qu'à la fin du roman, après avoir remonté le fil de l'histoire de ce petit cercle de bourgeois d'une banlieue huppée de Sydney. 

Liane Moriarty n'a pas son pareil pour nous faire découvrir les travers, les obsessions et les secrets de ses véritables Desperate Housewives. On s'attache très rapidement à Jane, jeune femme mère célibataire qui dénote du groupe de bonnes femmes aisées et bien sous tous rapports. Leur point commun, source de leur rencontre et pour certaines de leur amitié? L'école bien sûr! Qui n'a jamais rencontré ce jour de groupes de mamans hyper lookées, hyper populaires, hyper friquées et qui régissent votre statut et votre niveau de popularité en fonction de leurs critères? 

Mais la superficialité peut en réalité cacher bien des secrets : de Madeline, obsédée par le fait que son ado veuille vivre chez son ex avec sa nouvelle (et très zen) femme accro au yoga et à la misère dans le monde. Sujet pour lequel Madeline n'a aucune sensibilité. 

En passant par Céleste, d'apparence parfaite, mais dont la vie de couple cache un terrible secret. Et enfin Jane qui n'est pas venue s'installer avec son fils dans cette banlieue huppée pour rien.... Le tout, avec pour fin de chaque chapitre, des bribes de conversations de l'interrogatoire post-soirée quizz où un protagoniste trouvera la mort. Interrogatoire menée par le commissaire en charge de l'affaire, histoire de semer des petits cailloux d'indices, de rumeurs, et surtout de se poser beaucoup de questions! 

On pourrait qualifier ce nouveau roman de Liane Moriarty de Polar domestique : un mort, des secrets, des bourgeois. Comme dans une pièce de théâtre, tous les personnages, que le lecteur apprendra à connaitre tout au long de l'histoire, se retrouveront pour la scène finale. Mais lequel y trouvera la mort? 

 

Gros Gros Gros Coup de Coeur !!

 

Jeanne R.


Enorme Enorme Enorme coup de coeur!! 

 

Enquête absolument captivante pour cet ouvrage 2.0. Clara Beaudoux, l'auteure de ce projet, découvre dans la cave de son nouvel appartement, les affaires de l'ancienne locataire, une certaine Madeleine. l'apparition du #madeleineproject a lieu au 5ème tweet. Twitter s'enflamme pour cette histoire hors du commun. 

Je reste surprise de la réaction du filleul de Madeleine qui ne veut absolument pas récupérer les affaires de sa marraine. Combien de "trésors" familiaux, de photos, de lettres, d'affaires personnelles se perdent, se jettent tombent dans l'oubli car ils subissent le désintéressement des nouvelles générations peu soucieuses de préserver la mémoire , l'histoire familiale ?

Au fil de ma lecture j'ai de plus en plus l'impression d'être dans les premières pages du roman "les gens dans l'enveloppe" (rentrée  littéraire  2015). Ou bien de me retrouver dans le film de Jean-Pierre Jeunet , Amelie Poulain, quand elle découvre la boîte à trésor de l'ancien locataire enfant et qu'elle décide de lui rendre de manière très imaginative. L'émotion de cet homme devant la boîte de son enfance. Et l'émotion d'Amélie au moment de sa découverte, parfaitement décrite par la voix off d'André Dussollié.

Au 30eme tweet on découvre enfin une photo de Madeleine, petit bout de femme souriante, qui était  enseignante. Un moment d'émotion surtout après la photo sur le pendentif avec la dent de lait. Tellement personnel comme souvenir conservé, être dans la vie privée d'une inconnue qui nous touche déjà tellement!

Je dois avoir un lien familial avec cette fameuse Madeleine. Comme elle j'adore tout ranger dans des petites boîtes, garder les Paris Match historiques, les Historia et lire Zola .

Madeleine conservait son histoire familiale via des documents depuis 1863! Quand on pense que tous ses souvenirs, entreposés dans une cave qui devait à l'origine être vidée par une société j'ai un pincement au cœur ...

Madeleine, née en 1915 a traversé l'histoire, la grande, a vécu des joies, des drames, on pense à Loulou, disparu en 1943. Clara Beaudoux aura cette jolie phrase pour définir les répercussions de cette expérience sur sa vie :

"Maintenant dans les brocantes je découvre la vie derrière chaque objet"

 

Surtout n'hésitez pas à lire ce documentaire ! Ne restez pas sur un point de vue puritain qui voudrait que les livres ne devraient comporter que des grandes phrases comme les classiques et qu'un recueil de tweets n'est pas un vrai ouvrage. Laissez vous transporter par ce magnifique projet humain, touchant, émouvant. Aimez Madeleine, pour qu'elle ne tombe jamais dans l'oubli, 

 

Magnifique 

 

Jeanne R.


Ne jamais oublier

 

Du 13 au 25 novembre 2015. 12 jours où Antoine va coucher sa souffrance dans ce texte court et intense. De l'annonce de la mort d'Hélène à l'impatience d'Antoine de la retrouver à la morgue. De l'épisode des petits pots maisons cuisinés par les mamans de la crèche aux "premières fois" du petit qu'Antoine découvre seul et doit gérer sans Hélène. Et cette voix d'enfant orphelin, exprimée à travers une lettre d'Antoine a l'enterrement. Tout, absolument tout est déchirant dans ce texte. Tout, absolument tout a brisé mon cœur. L'épisode de la morgue et le besoin physique d'Antoine de retrouver son amoureuse, même morte a littéralement fait exploser mon budget kleenex. Il n'y a pas un seul moment de la vie qui sera plus propice qu'un autre pour lire cet ouvrage. Il fera mal. Et pourtant c'est un mal nécessaire. Oui, il est nécessaire de ne pas fermer les yeux sur ceux qui restent et sur leur souffrance dans leur quotidien depuis le massacre de l'être cher. Parce qu'on a pas le droit d'oublier ce qu'il s'est passé le 13 novembre 2016. Parce qu'on a pas le droit d'oublier les familles brisées, l'être aimé massacré, la France blessée ce soir de novembre ou la température clémente avait poussé les gens à consommer en terrasse, où la liberté française avait poussé la génération bataclan à aller voir un concert.

Parce que la mémoire collective est le plus bel hommage qu'on puisse rendre aux victimes. Parce qu'il y a eu d'autres attentats depuis et qu'il y en aura encore mais qu'on ne pliera pas. Parce que Le petit Melvil sera élevé avec toute la bienveillance des français. Parce qu'ils n'auront pas notre haine.

Jeanne R.


Un hymne à la vie

 

7 novembre 2013, Mathias Malzieu, inquiet par une fatigue anormale, décide de faire une prise de sang. Sa vie bascule : il est atteint d'une maladie du sang qui nécessite une nouvelle moelle osseuse. 

Le cauchemar commence. La lente transformation vers l'état de vampire également. Car pour survivre le temps d'une greffe, le chanteur/écrivain doit subir régulièrement transfusions, des hospitalisations en chambre stérile et des ponctions difficilement supportables. 

Mais le chanteur du groupe Dionysos n'a pas perdu sa poésie dans cette épreuve qu'il qualifie de véritable enfer. Non, ce nouveau monde d'homme gravement malade va et doit s'adapter à son univers très particulier que l'on retrouve dans La Mécanique du Coeur ou encore Le Plus Petit Baisé Jamais Recensé. 

Ainsi, l'épée de Damoclès qu'il ressent devient un véritable personnage diabolique surnommé Dame Oclès. Il s'agit de toutes les peurs, les angoisses, les ondes négatives du malade qui se matérialisent dans cette diablesse qui le suit partout et attend sa mort. Les infirmières, si douces, si professionnelles, si encourageantes deviennent les Nymphirmières. 

Et puis les déceptions, bien sûr il y en a eu : ceux que la maladie effraient, ceux dont l'amitié n'était pas assez solide, pas assez sincère. Les épreuves de la vie permettent de faire le tri autour de nous, tout le monde en fait malheureusement (ou heureusement d'ailleurs) l'expérience. 

L'amour également dont il parle avec tellement de tendresse. Rosy, sa "fleur de combat", celle qui sera là jusqu'à la victoire. Car c'est une belle victoire qui l'attend au bout de ces longs mois de souffrance. 

L'histoire personnelle de Mathias Malzieu, on peut la découvrir ou la redécouvrir dans son roman "Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi". On comprend donc aisément quelles angoisses doivent resurgir lorsqu'il doit passer des semaines à l'hôpital, le lieu dans lequel il a vu rentrer sa maman qui n'en est jamais ressortie. Un parallèle s'installe immédiatement faisant revivre des angoisses d'enfant. Et c'est un enfant qui le sauvera grâce à une nouvelle technique utilisant le cordon ombilical des nourrissons. C'est un lien factuel entre le bébé et sa maman, le cordon ombilical qui permettra sa renaissance. Beau message envoyé certainement par celle qui ne voulait pas voir son enfant la rejoindre. 

 

Jeanne R.

 


Énorme coup de coeur !! A lire de toute urgence !!!

 

Trois ans après La vérité sur l'affaire Harry Quebert, Joël Dicker présente la suite de la vie de Marcus (sans que le lecteur soit obligé de lire le premier roman) avec le Livre des Baltimore. L'incroyable destin de cette famille composée des Goldman de Montclair et les Goldman de Baltimore.

Un suspense terrible règne sur le roman dès le départ car la toute première phrase est "un mois avant le Drame", plantant le décor sur l'issue certaine de l'histoire, enclenchant le compte à rebours d'un drame annoncé. Et pour le coup le lecteur en aura pour son compte en termes de drames car ils vont se succéder après la période faste des réussites professionnelles, de l'amitié, de l'amour, des études. Une chute vertigineuse, incontrôlable.

Mais justement, cet enchaînement de drames était il prévisible? Est ce que Marcus, le narrateur et cousin des Goldman de Baltimore n'était-il pas aveuglé par une image idyllique de son oncle, sa tante Anita et ses deux cousins? C'est la jalousie qui a déformé la vision de Marcus sur les Baltimore. Si on devait choisir un sentiment central de ce roman, la jalousie serait celui ci car il n'est pas seulement ressenti par Marcus Goldman, on le retrouve entre les cousins Hillel et Woody l'un enviant la force physique de l'autre tandis que l'autre rêvant de la famille idéale qu'il n'a jamais eu. Les trois cousins ressentent également cette profonde jalousie pour le même amour qu'ils portent à Alexandra Et qu'un seul d'entre eux arrivera à conquérir. 

La vérité c'est que la perfection n'existe pas. La vérité c'est que les sentiments ne se contrôlent pas. Les secrets ne le restent jamais longtemps. Et la vie ne peut reprendre le dessus que lorsque le passé est compris et accepté. 

Un livre incroyable, que j'ai même préféré à la Vérité sur l'affaire Harry Québert, c'est pour dire. LE roman à lire.

 

"Les livres sont plus forts que la vie, ils sont la plus belle des revanches"

 

A lire vite vite vite !!!

 

Jeanne R.


L'enquête littéraire qu'on adore!!

 

Une jeune éditrice qui travaille chez Grasset mais qui retourne souvent dans sa région natale, y revient un jour avec son petit ami et tous deux découvrent par hasard la bibliothèque des refusés.

La bibliothèque des livres refusés existe vraiment ! Elle est actuellement à Vancouver. Délocalisation donc de ces orphelins de l'édition avec une version bretonne de cette bibliothèque.

C'est là qu'ils vont mettre la main sur un roman, qui saute aux yeux de l'éditrice comme étant un succès possible: le roman d'un certain Henri Pick. 

Or, après enquête dans le village, il semblerait que ce dernier soit mort depuis deux ans et surtout qu'il avait passé sa vie dans sa pizzeria avec sa femme, ne lisait jamais, alors écrire, encore moins. 

Mais l'histoire de cet homme simple qui a possiblement écrit un livre sans que personne ne le sache, va conforter la jeune éditrice dans son projet de présenter ce roman à sa maison d'édition pour tenter de le faire sortir de l'ombre. 

Elle a bon flaire car en effet c'est un succès littéraire et la vie de la veuve henri pick, de leur fille et de beaucoup d'autres personnages va en être bouleversé. Mais un certain JM Rouche, ancien critique littéraire qui connait une véritable descente aux enfers professionnelle, va avoir des doutes sur le véritable auteur et décide de mener l'enquête. 

Bien sûr je ne peux pas révéler la fin après un dernier rebondissement, car enquête littéraire ou policière, on respecte le suspens! 

 

Jusqu'au bout on ne sait pas si c'est vraiment Henri Pick qui a écrit ce roman, pourquoi il l'a déposé à la bibliothèque des livres refusés (justement parce qu'il l'a été ou l'a-t-il déposé tout de suite là bas et pourquoi?).

Très très bon roman de Foenkinos (comme d'habitude). Idée originale, passages drôles sur le monde de l'édition et l'envers du décor avec la place de plus en plus importante du marketing. 

On lance les paris sur l'ouverture prochaine d'une (vraie) bibliothèque des livres refusés en France, suite au succès du roman de Foenkinos? 

 

A lire absolument!!

 

Jeanne R.

 

 


On adore!!

 

Lex Hendersen, débarque dans un petit village de la côte australienne pour se mettre au vert. Il vient de vivre le pire moment de sa vie, celle de la perte d'un enfant. Sa femme et lui n'ont pas réussi à surmonter cette épreuve ensemble, la douleur les a séparé. Jill demande le divorce. Pour fuir cette réalité, entamer son deuil et tenter d'arrêter de ce noyer dans l'alcool, il trouve refuge au bord de l'océan. 

Il y fera la connaissance de Callista, une artiste peintre torturée qui vend des paysages aux touristes mais n'ose pas se lancer dans un vrai processus de création de peur de s'y perdre. Car Callista, comme Lex, doit vivre avec son passé et n'arrive pas à gérer ses démons. 

Ces deux écorchés vifs vont se croiser et leur douleur respective va les attirer comme des aimants mais également créer d'énormes incompréhensions et difficultés à communiquer. 

C'est la nature qui les fera évoluer, avancer, affronter le passé. Cette nature auprès de laquelle Lex est venu chercher un refuge et cette même nature qui protège Callista du monde extérieur depuis le drame. 

L'ambiance de ce roman fait immédiatement penser à La Mémoire des Embruns et c'est tant mieux! Karen Viggers a un style d'écriture très personnel où la nature joue un rôle à part entière avec un pouvoir de guérison certain sur des personnages hantés par leur passé, qui n'arrivent plus à avancer dans la vie. K.Viggers à ce talent de réussir à décrire un paysage de bord de mer et la vie des baleines (qui est loin d'être notre animal fétiche) sans jamais ennuyer le lecteur, en donnant aux éléments une place naturelle et primordiale dans le roman. 

 

Un gros gros coup de cœur!

 

Jeanne R.


Ne vous fiez pas aux apparences!

 

 Anna, américaine de 37 ans vivant depuis 10 ans avec son mari dans la banlieue chic de Zurich, déprime. Une profonde dépression qui l'emmène à consulter une psychologue, le roman est d'ailleurs entrecoupé des passages chez sa psy. Anna n'a le goût à rien, elle se sent étrangère dans ce pays malgré ses trois enfants. Elle étouffe entre ses obligations de mère et un mari autoritaire.

Et puis surtout Anna a un chagrin d'amour. Quelques mois plus tôt elle a eu une liaison avec Stephen, un anglais de passage. Mais il est parti, n'a jamais plus donné de nouvelle et Anna ne le supporte pas.

Alors elle s'inscrit à un cours d'allemand, le but étant de mieux maitriser la langue du pays et donc de mieux s'intégrer. Elle prend pour amant un camarade de cours. Il y en aura d'autres. Car Anna trompe son ennui persistant en ayant des aventures. Mais même les brèves étreintes de ses amants ne suffisent pas à ce qu'elle se sente vivante. On la suit en sentant le drame arriver.

D'après Time Magazine : "« Femme au foyer, c'est Anna Karénine qui vire Cinquante nuances de Grey, avec quelque chose de Madame Bovary. »

Surtout ne pas croire que ce roman ressemble à Cinquante nuances de Grey parce que c'est faux! D'ailleurs il est bien dommage que la couverture aille dans ce sens. Il donne une image très désinvolte du roman ce qui n'est pas du tout le cas. Dès le départ on plonge dans une ambiance pesante, dans l'intimité d'Anna, dans son mal être. Alors oui bien sûr il y a des scènes de sexes, rien d'étonnant puisqu'elle a des amants. Mais de là a en faire un roman qui émoustille les ménagères....

Non, "Femme au foyer" est un roman puissant, comme Madame Bovary, Anna s'ennuie, comme Anna Karénine elle cède à la passion, et comme elles, son destin sera tragique.

 

Puissant.

 

Jeanne R.

pssss : ce roman est disponible en poche aux éditions Le Livre de Poche!!


Un beau roman sur l'amitié

 

C'est l'histoire de Clara et Lucile, deux adolescentes dans les années 1990 qui font connaissance au collège, plus précisément en quatrième. C'est l'histoire de leur amitié vue par Clara de 1992 à 2014. 

La grande Lucile, exubérante, entière, suédoise, qui décida un jour que Clara serait son amie. Lucile ne lâche jamais ses objectifs. Leur génération c'est la notre : celle de la coupe du monde de football en 1998, celle du sida, celle de sarko, celle de la crise, celle de la désillusion sur le monde mais du renforcement des valeurs, de nos valeurs : l'amitié, l'amour. 

Leur duo va traverser les années 90, va découvrir le terrorisme islamiste avec l'effondrement des tours jumelles à New York. On une impression d'effet miroir en lisant ce roman : on a vécu chaque événement, connu chaque émotion de ces deux ados. 

Leur amitié est à l'image des nôtres : entière, exclusive, pleine d'amour et aussi compliquée à conserver qu'un couple d'amoureux. 

D'une écriture franche, directe, Elsa Flageul va à l'essentiel à travers le regard de Clara. 

Clara qui sera toujours présente pour Lucile, qui s'oubliera même dans ses projets personnels pour la soutenir. Car la vie est également faite de moments difficiles : les deuils, la maladie vont toucher ses deux âmes sœurs mais leur amitié les aidera à les surmonter. Et à vivre. 

 

Un très très beau roman!

 

Jeanne R.

 


Vive les mariés!

 

Eté 2013; Corentin  et son parrain, Yvan, enchaînent les mariages tous les week-ends car ils sont, l'un et l'autre, vidéastes de mariages.

Lors d'un mariage de ce beau mois de Juillet, Corentin film les confidences d'Aline, future mariée, que cette dernières souhaite faire à son mari. Une véritable déclaration d'amour qui déstabilise Corentin et va l'emmener à s'interroger sur sa vie sentimentale et son avenir.

En effet, à force de filmer la mise en scène de chaque mariage, les rituels, les moments d'intimités, en gommant bien entendu les moments de tensions, les remarques déplacés et en restant le plus objectif possible, Corentin devient un vidéaste dans sa vie privée : un observateur, un spectateur.  

Les confessions filmées de ses proches et l'enchaînement des 5 mariages de cet Eté 2013 vont aider Corentin à prendre sa vie en main. A 27 ans il est temps pour lui de voir plus loin que les 4 mois de travail par an que lui apporte l'entreprise de son parrain. 

Avec bienveillance et sincérité, Jean-Philippe Bondel, de son écriture touchante nous fait part de la psychologie de chaque personnage et nous entraîne dans une comédie humaine douce, de celle qui nous rappelle les fins de journées ensoleillées dans un beau parc lors d'un mariage. Scène observée dans de nombreux films français. C'est d'ailleurs en film que l'on aimerait voir adapter ce roman plein de tendresse. A l'instar de "Mariages" en 2004 ou de "Plan de Table". 

 

Un beau coup de coeur !

 

Jeanne R.

 

 

pssss: ce roman est en livre de poche aux éditions Pocket!


Une vraie fausse autobiographie!

 

En 1908, dans l’Angleterre Edouardienne, Amory Clay, que son père fait passer pour un garçon dans le faire part de naissance, voit le jour. 

A l'âge de 7 ans, son oncle, photographe mondain dont Amory tombera amoureuse avant que ce dernier lui avoue son homosexualité, lui offre son premier appareil photo. La vie de la jeune fille en est transformée. 

Malgré la pension, la condition de la femme à cette époque qui était souvent celle de mère au foyer et dans cette petite bourgeoisie anglaise, de trouver un bon parti, Amory, elle, rêve d'indépendance et de réussite professionnelle. 

Son père, revenu traumatisé de la première Guerre Mondiale, tentera de se suicider en précipitant sa voiture dans un lac avec Amory à ses côtés, dernière volonté du père de partir avec sa fille préférée. Mais Amory n'a pas que le prénom d'un garçon, elle a aussi le courage d'un homme. Elle sort de la voiture et plonge sauver son père. Ce dernier est interné dans un hôpital psychiatrique suite à cet incident. Cette terrible épreuve permettra à Amory de ne pas se poser de question sur la possibilité d'aller à l'université ou non car elle mettra trop de temps à se rétablir pour passer les tests. Elle sort du pensionnat et se lance avec son oncle dans le photographie. 

Mais Amory est libre, les photos mondaines l'ennuient rapidement. Berlin, New York, Mexique, Paris, Londres et enfin le Vietnam, elle traverse ce début 20ème, les guerres, les amants, avec pour seul but de toujours faire ce qu'elle veut sans aucune obligation. 

Chaque chapitre présente des photographies illustrant l’autobiographie d'Amory Clay. On se met à chercher sur Google la célèbre photographe, personnellement assez étonnée de ne pas avoir entendu parlé de cette photographe lors de la visite de l'exposition "qui a peur des femmes photographes?" au mois de décembre au musée d'Orsay. Et là, contre toute attente, en lisant des articles sur le roman, on découvre qu'il s'agit en réalité d'une vraie fausse autobiographie. William Boyd a poussé le génie jusqu'à faire totalement illusion en ne prévenant le lecteur ni au début ni à la fin du roman. Pointe de déception mais on s'incline devant cette idée et la capacité de l'auteur à se mettre dans la peau d'une femme pour traverser l'Histoire. 

 

A lire !

 

Jeanne R.

 

Psssss: Ce roman est en livre de poche aux éditions Points!


Du grand Despentes! 

 

Vernon Subutex à la quarantaine. Vernon était un disquaire reconnu dans le milieu de la musique mais la dématérialisation de la musique à entraîné la fermeture de sa boutique. Une fois le stock vendu, c'est son pote Alex, chanteur populaire devenu surtout un beau toxico, qui lui dépanne régulièrement de l'argent pour payer son loyer. Oui mais ça c'était avant. Avant la mort d'Alex, par overdose, avant les huissiers, et la rue. 

Vernon se met alors à errer dans les rues de Paris. Il devient le file rouge de tous les personnages que rencontrera le lecteur. Car Vernon tout le monde l'aime bien même si au fond personne ne le connait, pas même lui. Entre insouciance, naïveté et manque de maturité, Vernon est l'anti-héros par excellence. Il va ainsi squatter les logements de ses anciens amis et potes qui l'avaient connu au moment de leur amour commun pour le rock. Chacun va le dépanner quelques temps avant que la rue ne l'aspire définitivement. 

Mais Vernon ne va pas seulement faire le tour de ses anciennes amitiés, il va également rencontrer des personnes à sa recherche depuis son expulsion. Car sans s'en rendre compte, Vernon a en sa possession un trésor : les confidences filmées d'Alex le chanteur retrouvé mort. Et quelques personnes ont flairé le possible film ou documentaire à en tirer.

On peut s'effrayer de la désillusion de chaque personnage rencontré au fil des squattages de Vernon. On sent une génération de quadras et de quinquas perdus, nostalgiques de leur jeunesse. Mais V.Despentes dépeint cette société si fragile avec beaucoup d'attachement et de bienveillance  en maniant l'ironie non pas avec une écriture aigrie mais avec un humanisme et une empathie toute particulière.

Impossible de savoir si Vernon est un sage ou encore un enfant mais il est perdu, comme sa génération. 

 

A lire ! 

 

Jeanne R.

psssss : ce romane est sorti en livre de poche aux éditions Le Livre de Poche!


Olivier Adam : une des figures majeure du roman français s'attaque cette fois aux victimes collatérales d'un fait divers. 

 

Antoine a fui sa banlieue pour se réfugier en Bretagne. Cela fait maintenant plusieurs années qu'il vit de petits boulots, qu'il ne s'investit dans aucune relation, qu'il vivote sans pouvoir faire de projets. Et puis un jour, en allant acheter son paquet de cigarette il voit sur l'écran du tabac, l'annonce d'un homme politique. Ce dernier, maire de la ville d'enfance d'Antoine était également l'amant de sa mère. Remonte alors une sordide histoire dans les souvenirs d'Antoine : l'accusation de deux femmes, d'agressions sexuelles par cet homme avec la complicité de sa mère. La honte du poids et du dégoût avaient entraîné la fuite d'Antoine en Bretagne avec la fille du maire. Un jour cette dernière l'avait abandonné. C'était il y a dix ans et Antoine était resté en Bretagne. Mais refusant d'assumer ce passé, Antoine ne peut vivre le présent. Il décide d'aller à l'enterrement de l'ancien maire et refait le parcours de ses souvenirs pour comprendre. 

Finalement l'enquête n'est pas une enquête sur l'affaire mais sur lui même. Pourquoi n'a t-il jamais voulu ouvrir les yeux sur cette affaire? Sur la culpabilité de sa mère? 

Un roman sur les victimes mais surtout sur les victimes collatérales. Elles sont confrontées au fait que leur père, leur mère soient de véritables ordures. Antoine est un orphelin dont les parents sont toujours vivants. Des parents narcissiques qui sont incapables de prendre en compte les émotions d'un enfant, d'un adolescent. 

Les blessures familiales est un thème récurent dans les romans d'Olivier Adam. Ce dernier reste touché par l'importance des blessures familiales qu'on retrouve tout au long de la vie des gens. Dans beaucoup de ses romans on retrouve également des questions politiques : la question des migrants, les banlieues etc mais dans ce roman on est au cœur d'une famille politique locale et de ses petits arrangements et coups fourrés pour se sortir d'une situation accablante. De son inspiration pour ce roman on pense à DSK, à Tron (Olivier Adam est d'ailleurs originaire de la même ville) mais sans ce référer à une affaire précise, ce qui intéresse O.Adam c'est le même mécanisme tout comme la notion d'impunité et de stratégie. 

La renverse, titre du roman, a un sens "marin" : il s'agit du moment entre la marrée montante et la marée descendante où le courant, pendant un certain laps de temps, reste nul. Plus rien ne bouge. Au niveau du roman, cette notion de renverse correspond aux dix années qu'Antoine a passé presque caché de tous et surtout de lui même en Bretagne à vivre sans vivre, à refuser la vérité pour se protéger jusqu'au moment d'apprendre la mort du politicien qui fera remonter tous ses souvenirs. 

 

On aime La Renverse, on aime Olivier Adam. 

 

Jeanne R.

 


LE cadeau à offrir aux grands littéraires . 

 

Quel petit bijou ! 

Des maux du cœur aux maux du corps, cet ouvrage propose plusieurs remèdes littéraires par problème de santé. 

De temps en temps des focus sur certains conseils vont vous enchanter :

- Les dix meilleurs romans à lire dans un train

- les dix meilleurs romans pour paraître lettré

- les dix meilleurs romans à lire à l'hôpital 

- ou encore les dix meilleurs romans pour arrêter de fumer. 

L'ouvrage est ponctué, çà et là, de conseils de libraire un peu partout en France. 

Enfin une rubrique "Pathologie littéraire/ les maladies de la lecture", aide les littéraires très atteints donc je fais partie à régler des pathologies très obsessionnels pouvant engendrer de sacré moments d'angoisse, de stress et d'inquiétude. Voici quelques magnifiques exemples de pathologies littéraires : 

- la peur de commencer un nouveau livre

- l'amnésie associée à la lecture 

- trop grande vénération pour les livres 

                                                                                                 - ou encore la peur de finir un livre

Un ouvrage plaisir : prendre le temps de temps en temps d'ouvrir au hasard le livre, lire le maux concerné et apprécié l'analyse des auteurs et les conseils littéraires qui en découlent. A offrir à tous les littéraires un brin hypocondriaques mais surtout obsessionnels dans leur passion pour la lecture. C'était le livre qu'il me fallait! 

 

Jeanne R.

 

Psssss: ce petit bijou est désormais en édition Le Livre de Poche!!! 


Quel génie ce Bussi!

 

Malone est un petit garçon de trois ans : inséparable de son doudou Gouti, phobique de la pluie, il vit avec ses parents dans une jolie ville de Normandie. Oui mais voilà, Malone ne cesse d'affirmer dans son école maternelle que sa maman.... n'est pas sa maman. 

Il se confie à Vasile, le psychologue scolaire, qui étrangement le croit et décide, via une amie commune, de prévenir la commandante Marianne Augresse. 

Cette dernière, en pleine résolution de plusieurs braquages, est totalement débordée par la recherche d'un des fugitifs gravement blessé qui doit logiquement demandé une aide médicale très rapidement. 

En parallèle, Marianne, va essayer de croire aux histoires de ce psychologue scolaire, ou plutôt va envoyer son stagiaire enquêter une journée sur la famille de Malone pour se donner bonne conscience et pouvoir congédier l'homme qui semble lui faire perdre son temps. 

Mais bien entendu, absolument rien ne va se passer comme prévu. 

On retrouve dans ce roman les mêmes fabuleux ingrédients que pour "les nymphéas noirs": beaucoup de personnages complexes, des histoires parallèles qui ne semblent pas avoir de liens, et SURTOUT Michel Bussi met sur un pied d'égalité le lecteur ET les personnages du roman. Je m'explique : le lecteur avance au même rythme que Marianne, sans en apprendre assez, en suivant les autres personnages, pour être spectateur de découvertes qu'il sait déjà. Des indices nous permettent de nous poser milles questions, comme les personnages mais on découvre en même temps qu'eux la clé de l'histoire et c'est là le coup de maître de Bussi qui tient le lecteur en haleine du début à la fin!!

 

J'adore!!

 

Jeanne R.

PSSSSSS : il est sorti en livre de poche aux éditions Pocket! 


Enorme coup de cœur!!

 

Ce roman est juste une petite merveille!!

Mary Mason est une vieille femme malade qui sait que ses jours sont comptés. Elle vit en Australie entourée de ses enfants : Tom, Jan et Gary ainsi que de sa petite fille adorée. Elle sait que Jan veut la placer dans une maison de retraite et Mary refuse catégoriquement cette solution. Le roman s'ouvre sur la venue d'un vieil homme que Mary semble connaître sans en informer le lecteur. Il dépose sur la table une lettre qui contient un secret familial, en précisant qu'il n'a rien dit depuis tant d'années mais que désormais il veut que la vérité éclate. C'est suite à cette visite que Mary met en place son plan pour rejoindre son île : l'île de Bruny où elle et son mari Jack ont vécu les plus belles années de leur vie quand ce dernier était gardien de phare.

C'est sur cette île bordée par des côtes sauvages que Mary va faire la connaissance du jeune Léon, dont l'humeur taciturne et les bleus sur les bras poussent la vieille dame à vouloir en savoir un peu plus sur ce mystérieux jeune homme.

Ce livre est un roman à deux voix entre Mary et son fils cadet Tom. Le quadragénaire peine à se remettre d'un divorce passé causé par son voyage en Antarctique. Tom, si différent de ses frères et sœurs, si perdu depuis son retour de l'Antarctique, et qui vient de rencontrer la mystérieuse Emma. Mais est-elle vraiment la femme qui va lui faire croire de nouveau en l'avenir ?

De son côté, au delà de son amitié naissante avec Léon, Mary se remémore son passé avec Jack et les enfants sur l'île. Et emmène progressivement le lecteur vers le sujet de la lettre : ce terrible secret de famille qui la hante depuis tant d'années. Bien sûr elle pourrait simplement brûler cette lettre et mourir avec son secret mais quelque chose l'en empêche. Ses enfants sont loin de se douter qu'au delà d'avoir été une bonne mère et une formidable épouse, Mary fût également une jeune fille puis une femme sensible qui a subit l'autorité parentale avant de faire des choix de raison.

Un livre absolument magnifique qu'il ne faut surtout pas rater, lisez le les amis, le plus vite possible !!

 

Jeanne R.

pssss : ce petit bijou est sorti en livre de poche aux éditions Le Livre de Poche !!


Nouveau feel good book! 

 

Clara, une jeune serveuse de 27 ans, aime son métier mais dans sa vie privée, elle s'interdit d'être heureuse. Un lourd secret de famille datant de la seconde Guerre Mondiale l'empêche de vivre pleinement sa vie de femme. 

Dans le café où elle travaille, Clara s'attache à un vieux monsieur qui s'attable à la même table tous les lundis et commande inlassablement le même plat. 

Il s'appelle Clément et lui aussi à un secret sur la Seconde Guerre Mondiale mais lui l'a vécu de l'autre côté. 

Ces deux êtres que tout oppose vont devenir inséparables : Clément veut aider Clara a se débarrasser de ses vieux démons et à enfin s'ouvrir aux autres avant de rejoindre la personne qu'il aime de l'autre côté. 

Bastien, qui travaille en face du café de Clara ne sait pas comment l'aborder. Elle est tellement différente des autres filles qu'il ramène chez lui. Mais le bouleversement dans la vie de Clara par sa nouvelle amitié avec ce petit vieux va rendre possible cette belle rencontre amoureuse. 

Un Feel good book plein d'amour, de tendresse, d'espoir. Un roman qui fait du bien!

 

Jeanne R.


Roman inspiré de la  vie de Virginia Woolf

 

En 1917, en plein époque post Victorienne dans le Sussex en Angleterre, Anna, jeune femme bourgeoise mariée à un horloger et mère d'un petit garçon, passe une annonce dans le journal pour faire garder son enfant. Car Anna est traductrice et après près de 2 ans à s'occuper de son petit garçon Jack, elle souhaite se remettre à la traduction.  Intéressée par la candidature d'une certaine George (comme George Eliot), Anna part, un beau matin, la chercher à la gare. Mais George est un homme et Anna se retrouve à confier son enfant à ce jeune homme doux, pédagogue, qui a un instinct paternel plus développé que le propre père de l'enfant. 

justement, Edward l'horloger voit d'un mauvais œil la présence masculine de George dans la foyer. Habitué à une répartition classique des rôles et une obéissance de la femme, il a beaucoup de mal à accepter les changements sociétaux que la guerre a emmené : les femmes font tourner l'économie du pays tandis que les hommes sont au front, les suffragettes réclament le droit de vote. Sa femme lui échappe, il le sait... et cet homme, sous son propre toit qui semble plus à l'aise avec son fils qu'il n'a jamais réussi à l'être depuis sa naissance

Car George à un don, il a la capacité de se mettre à la hauteur de l'enfant, de détourner son attention lors des colères, de s'adapter à la période du "non" et de comprendre les sombres élans de violences d'Anna. Mais George est d'une santé fragile et Anna rêve de plus en plus de s'évader... Un roman intimiste qui nous fait entrer dans le vie privée d'un couple bourgeois de 1917. Une réflexion très intime d'Anna sur sa condition, ses doutes et son envie grandissante de fuir..


Jeanne R.


Somptueux!



L'histoire se déroule aux Etats Unis dans les années 80. June, est une jeune ado de 13 ans en détresse : son oncle Finn, qu'elle vénérait littéralement, est mort. Et il est mort...du sida, maladie encore méconnue, en tout cas très redoutée par sa contamination mal renseignée à l'époque. 

Et Finn à été contaminé car c'est un homosexuel, autre sujet dérangeant dans la famille. En tout cas, June sent bien que sa mère n'a pas digéré les choix de vie de son frère. 

Mais avant de mourir, oncle Finn a absolument voulu peindre un portrait de June et de sa grande sœur parfaite. Car Fin est un artiste peintre connu et reconnu qui ne peignait plus depuis quelques années. Ce tableau sera, tout au long du roman, le symbole des divergences, de l'amour, de la réconciliation entre June et sa grande sœur. 

Mais un autre personnage fait son entrée après le mort de Finn : Toby son compagnon, banni par la famille de June car soupçonné d'avoir transmis le virus du Sida à oncle Finn. 

Mais June va tout de même accepter de le voir et va développer une relation particulière avec lui, car après tout, il était certainement la personne la plus importante pour Finn, après elle bien sûr. 

June profite alors des longues absences de ses parents pour connaitre un peu plus l'oncle Finn à travers les histoires et le regard d'une autre personne. 

Ce magnifique roman traite de plusieurs sujets : le Sida, les difficulté relationnelles entre sœurs; le roman est très axé sur ce sujet et parle magnifiquement bien de l'évolution des rapports entre les sœurs au moment de l'adolescence. Dans un second plan l'auteur traite également de la relation frère/soeur entre la mère de June et l'oncle Finn.  

Ce roman peut également être lu par des jeunes adultes. 

 

Bonne lecture!

 

Jeanne R.



Harry, Daniel et Sam sont trois frères nés le même jour à la même heure à un an d'intervalle à Camden Town dans les années 1950. C'est leur seul point commun car tous les trois ont des caractères diamétralement opposés:

Harry l'ainé, a le plus fort caractère et sa détermination va lui permettre de s'échapper rapidement du foyer familial pour devenir journaliste et gravir les échelons pour une accéder à un statut social loin du milieu ouvrier de son père.

Daniel, l'introverti, le littéraire. Il est l'enfant le plus doué pour les études et quitte rapidement la maison pour s'engager dans une voie universitaire à Cambridge,loin, très loin du monde dans lequel il a été éduqué. Peut être la distance lui permettra-t-elle d'assumer son homosexualité.

Et Sam, le petit dernier, qui inquiète tout le monde par sa rêverie, sa solitude, son manque d'ambition mais qui au fond est le frère le plus attachant de ce roman car on a le sentiment que ce personnage est resté bloqué dans l'enfance.

Et ça n'est pas faux car dès le début du roman, durant l'enfance des trois garçons, un drame survient : le départ de leur mère. Sans explication, ni de sa part, ni de celle de leur père elle disparaît purement et simplement. Terrible scène que celle des trois enfants goûtant autour de la table en attendant leur maman. Le roman suit ces trois garçons à l'âge adulte où la vie les a séparé pour au final les réunir dans une sombre histoire politicienne. Car dans Londres des années 1970 tout le monde se connaît sans le savoir..

Un roman "Dickensien" qui rassemble les ingrédients indispensables : une ville, Londres, une lutte des classes sociales, des enfants orphelins. Seul bémol : la fin qui m'a complètement échappée et qui laisse le lecteur sur sa faim.


Jeanne R.


Béatrice Fontanel s'est inspirée d'une correspondance réelle entre membres d'une famille de médecins d'origine russe pour romancer leur histoire. 

Olga, quitte la Russie et sa famille pour étudier la médecine en France. Elle y fera sa vie et deviendra une Hartmann. Ses enfants et ses gendres, également médecins, subiront la grande Histoire, la Seconde Guerre Mondiale et B.Fontanel nous invite à suivre chaque enfant dans ce que l'histoire leur fera traverser. 

Le roman se découpe en trois parties la première et la dernière concerne Gabrielle, l'enfant d'Olga, devenue une vieille femme malade aux portes de la mort et hospitalisée dans la clinique où Alice exerce. Les deux femmes vont lier une amitié qui n'est pas innocente mais chut, on en saura plus au moment voulu.

La deuxième partie du roman, et la plus importante, raconte l'histoire familiale de Gabrielle. Histoire de couples, histoire de France, la guerre séparera les uns et les autres, frères et sœurs, maris et femmes, pour mieux se retrouver au moment de la victoire. 

Une passion commune les rassemble ; la littérature. Ce roman en fait d'ailleurs l'éloge. Quel bonheur de lire la description de ce que ressent Gabrielle vieille femme, au contact des livres et ce que ces derniers lui apportent. On se reconnait en tant que lecteur passionné, dans les sensations, les émotions et l'émerveillement lors de la lecture de la première page d'un roman fraîchement acquis. 

On s'attache à la famille Hartmann, on s'attache à Gabrielle et on se reconnait dans l'éloge de la lecture. 


Jeanne R.


LA biographie à lire pour les fans des 4 filles du docteur March!

 

Louisa May Alcott voit le jour en 1832 dans une famille très peu conventionnelle : ses parents, notamment son père Amos Branson Alcott (car les femmes à l'époque n'avaient pas voix au chapitre) sont des transcendantalistes proches de Thoreau et d'Emerson. Pour essayer d'expliquer le transcendantalisme, il s'agit d'un mouvement culturel, philosophique, littéraire qui croit en l'humanisme et l'harmonie avec la nature. Ainsi pour ses partisans, les punitions corporelles très répandues dans les écoles de l'époque n'ont pas leur place dans la société. Les Alcott sont également de farouches opposants à l'esclavagisme ce qui leur vaudra de nombreux déboires notamment en acceptant des enfants de couleurs dans leur école. La première partie de la biographie est très précise sur l'histoire des parents de Louisa Alcott et sur leur vision du monde et l'éducation donnée aux enfants. Elle permet de mieux comprendre dans quel environnement l'auteure des 4 filles du Docteur March a évolué.

La deuxième partie du livre est consacré à Louisa: de sa difficulté à percer dans le métier d'auteur, surtout à être publiée, jusqu'à son obstinant célibat et enfin les épisodes marquants de sa vie comme son engagement en tant qu'infirmière durant la guerre de Secession. C'est en effet pendant cette période qu'elle contracte une fièvre typhoïde qui manquera de peu de l'emporter. Cette maladie aura des conséquences terrible tout le reste de sa vie, car le traitement utilisé à l'époque pour soigner les malades était composé d'un taux mortel de mercure qui agissait comme du poison sur l'organisme. L.Alcott en souffrira jusqu'à sa mort.

A travers cette biographie on apprend, on découvre et surtout on fait le lien entre les 4 filles du Docteur March et les sœurs de Louisa dont elle s'inspira directement. Une très très belle biographie, à lire!

 

Jeanne R.


 Dans la Transylvanie des années 1940,un jeune orphelin aide une petite fille qui a vu ses parents se faire massacrer sous ses yeux a rejoindre une famille juive ultra pratiquante. Cette gamine grandit dans une éducation religieuse juive d'une sévérité a la limite de l'extrémisme avec sa sœur adoptive qui elle rejette son éducation. En âge de se marier elle retrouve Joseph qui l'a sauvée enfant et se marie avec lui. Entre eux l'histoire avec un grand H les a unis a jamais. Jusqu'au jour où...c'est un livre Bouleversant. On prend quelques jours avant de pouvoir en entamer un autre (syndrome post-book). Une dureté dans l'écriture et l'histoire mais avec toujours beaucoup d'élégance. Très sombre mais tellement beau.

 

Jeanne R.

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